La frise des archers constitue le décor architectural le plus célèbre, le plus complet et un des plus colorés du palais construit par le roi perse Darius 1er, dit Darius le Grand (522-486) à partir de 521 avant Jésus-Christ dans la ville de Suse, à l'ouest de l'Iran .
Qui sont ces archers ?
On parle de Frise des Archers car les personnages qui la composent portent tous un arc et un carquois qui contient les flèches. Ils vont à la rencontre les uns des autres et sont donc tournés soit vers la droite soit vers la gauche. Ils ont tous la même taille car ils incarnent l'ordre de l'empire et ne peuvent avoir de caractéristiques individuelles. Mais qui sont-ils ? Est-ce la garde du roi Darius appelée par Hérodote, « les Immortels », ou une image idéale du peuple perse en armes ?
D'où vient la frise des archers ?
Au début de son règne, le roi Darius choisit Suse comme capitale administrative de l'empire perse et décide d'y bâtir un grand palais, composé au nord d'une salle d'audience à colonnes, appelée Apadana, de tradition locale, et au sud d'une zone résidentielle organisée autour de trois cours successives, de tradition babylonienne. C'est peut-être de là que proviennent les Archers car les décors de briques moulées colorées sont aussi empruntés à Babylone. Mais leur emplacement exact reste inconnu car les panneaux ont été disloqués dès l'Antiquité.
Comment ces décors architecturaux ont-ils été fabriqués ?
Dans le courant du 2ème millénaire avant Jésus-Christ, est apparue d'abord en Mésopotamie, puis en Iran, l'habitude de revêtir les murs extérieurs des temples de figures protectrices. Elles étaient montées en panneaux à partir de briques moulées superposées. Au 1er millénaire, les murs des palais se sont couverts de ce type de décor qui s'est coloré grâce à l'emploi d'oxydes métalliques. Babylone était une ville « étincelante de couleur ». A Suse, les briques étaient cuites en deux temps : d'abord sans leur décor, puis une deuxième fois avec leur revêtement d'oxydes métalliques. Mais les briques ayant acquis alors leur taille définitive de première cuisson, la couverte faisait vraiment corps avec son support et la composition du matériau lui-même, très chargé en silice, favorisait à très haute température un processus de vitrification assurant à l'ensemble un aspect très brillant et une grande solidité. Les briques colorées du palais de Darius ont ainsi merveilleusement résisté au temps.
(d'après le site du Louvre)
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1 commentaire:
Sur l'ordi, le bleu est magique! On voit même le grain du papier.
En Ouzbekistan, j'ai vu ce type de céramique, malheureusement, les conservateurs semblaient dire qu'ils avaient perdu la technique pour faire ces briques émaillées. Celles qu'ils rénovaient, ne parviendraient pas à garder cette même brillance à travers le temps...
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